Sur les 46 935 fiches Google Maps d’entreprises des Alpes-Maritimes que nous avons analysées, d’après notre relevé, à peine la moitié (49 %) affiche un site internet propre. Les autres renvoient vers une page Facebook ou Instagram, vers une plateforme de réservation, ou vers rien du tout. Les écarts entre métiers sont nets, et les fiches qui ont le plus d’avis sont aussi celles qui ont le plus souvent un site.

D’où viennent ces chiffres ?
Ils proviennent du relevé de fiches Google Maps que Devmiweb a constitué pour son propre usage au premier semestre 2026, et consolidé le 5 juin 2026. Les fiches ont été trouvées en lançant des recherches par métier et par commune dans le département. C’est donc un échantillon de fiches trouvées par nos recherches, et pas un recensement des entreprises du 06.
Pour chaque fiche, nous avons repris le lien « site web » affiché par Google au moment du relevé, la catégorie de l’établissement, sa note et son nombre d’avis, ainsi que ses coordonnées géographiques. Aucune donnée de visite, aucun chiffre d’affaires et aucune information privée n’entre dans l’étude. Les résultats sont publiés uniquement en chiffres agrégés : aucune entreprise n’est nommée.
Quelles fiches ont été écartées ?
Le fichier de départ comptait 58 652 fiches. Pour ne garder que des entreprises indépendantes réellement situées dans les Alpes-Maritimes, nous avons appliqué cinq filtres successifs :
- Doublons : 10 fiches présentes deux fois, repérées grâce à l’identifiant unique de la fiche.
- Localisation inconnue : 2 339 fiches dont l’adresse est masquée. Leurs coordonnées sont alors des valeurs « bouche-trou », comme un point au milieu de l’Atlantique ou au centre de la région.
- Hors département : 4 108 fiches dont les coordonnées tombent en dehors des 163 communes du 06, vérifiées avec les contours officiels publiés par l’API Découpage administratif de l’État. Il s’agit pour l’essentiel de fiches de l’est du Var, de Monaco ou d’autres départements. Quelques centaines de fiches dont le point tombe juste au large du littoral ont aussi été écartées, par prudence. La commune de recherche n’a pas été utilisée, car elle ne correspond pas toujours à l’adresse.
- Agences web et graphistes : 266 fiches, retirées parce que ce sont nos confrères.
- Enseignes, réseaux, franchises et institutions : 4 994 fiches. Leur site est géré par un siège ou une administration, ce qui fausserait la mesure.
Il reste 46 935 fiches réparties sur 148 communes, de Mandelieu à Menton et jusqu’au haut pays.
Combien d’entreprises des Alpes-Maritimes n’ont pas de site internet ?
Nous avons classé chaque fiche selon le lien qu’elle affiche. Un « site propre » est un site à l’adresse de l’entreprise, y compris un site réalisé avec un outil en ligne. Un « réseau social seul » renvoie vers Facebook, Instagram ou LinkedIn, ou n’a pour toute présence relevée qu’un profil de réseau social. Une « plateforme seule » renvoie vers un service tiers : prise de rendez-vous, réservation, annuaire ou page de liens.
| Lien affiché sur la fiche | Fiches | Part |
|---|---|---|
| Site propre | 23 138 | 49 % |
| Aucun lien | 19 193 | 41 % |
| Plateforme seule (rendez-vous, réservation, annuaire) | 2 682 | 6 % |
| Réseau social seul | 1 922 | 4 % |
| Total | 46 935 | 100 % |
Source : relevé Google Maps Devmiweb, 46 935 fiches d’entreprises des Alpes-Maritimes, consolidé le 5 juin 2026.
D’après ce relevé, le cas le plus fréquent après le site propre est l’absence pure et simple de lien.
Une entreprise est-elle obligée d’avoir un site internet ?
Non, aucun texte ne l’impose. Mais dès qu’une entreprise en a un, il doit afficher des mentions obligatoires, détaillées par la fiche service-public pour les entrepreneurs individuels et celle pour les sociétés : identité, immatriculation, contact, hébergeur, et conditions générales de vente si elle vend à des particuliers.
Repère national : selon la publication de l’Insee sur les sites et réseaux sociaux des entreprises, 69 % des entreprises françaises de 10 salariés ou plus possédaient un site web en 2023. Ce champ exclut les plus petites entreprises, majoritaires dans notre relevé : les deux chiffres ne se comparent pas directement.
Quels métiers ont le moins souvent un site ?
Les métiers ont été regroupés en grandes familles à partir de la catégorie Google de chaque fiche.
| Famille de métiers | Fiches | Site propre | Réseau social seul | Plateforme seule | Aucun lien |
|---|---|---|---|---|---|
| Événementiel et photo | 815 | 70 % | 4 % | 1 % | 25 % |
| Informatique et réparation | 607 | 65 % | 1 % | 1 % | 33 % |
| Professions libérales et conseil | 3 027 | 63 % | 2 % | 4 % | 31 % |
| Hébergement et tourisme | 1 712 | 62 % | 1 % | 1 % | 35 % |
| Formation, écoles et loisirs | 3 219 | 58 % | 4 % | 1 % | 37 % |
| Bien-être et thérapies douces | 3 243 | 57 % | 4 % | 7 % | 32 % |
| Immobilier et location | 2 834 | 56 % | 1 % | 2 % | 41 % |
| Commerce de détail | 3 762 | 55 % | 5 % | 0 % | 40 % |
| Bâtiment et artisans | 8 089 | 54 % | 3 % | 1 % | 42 % |
| Restauration | 3 266 | 50 % | 9 % | 2 % | 39 % |
| Automobile et transport | 2 862 | 47 % | 3 % | 1 % | 50 % |
| Services à domicile et entretien | 1 916 | 42 % | 3 % | 1 % | 54 % |
| Beauté et coiffure | 2 540 | 39 % | 12 % | 13 % | 36 % |
| Commerce alimentaire | 2 696 | 33 % | 8 % | 1 % | 58 % |
| Santé (professions réglementées) | 5 965 | 28 % | 2 % | 28 % | 42 % |
Source : relevé Google Maps Devmiweb, 46 553 fiches classées dans une famille (382 fiches inclassables ne figurent pas dans le tableau). Parts arrondies à l’unité, le total d’une ligne peut faire 99 ou 101.
Trois profils se dégagent :
- Les métiers qui vendent une image ou un savoir-faire (photographes, professions libérales, hébergement) ont le plus souvent un site propre : six fiches sur dix ou plus.
- Les commerces de proximité (boulangeries, boucheries, primeurs, cavistes) sont les moins équipés : d’après notre relevé, 58 % de leurs fiches n’affichent aucun lien.
- La beauté et la santé passent par des plateformes. Chez les coiffeurs et instituts, une fiche sur huit renvoie vers un outil de réservation en ligne. Chez les professionnels de santé, plus d’une fiche sur quatre renvoie vers une plateforme de prise de rendez-vous, le plus souvent Doctolib.
La restauration se distingue par la place des réseaux sociaux : près d’une fiche sur dix y renvoie vers Facebook ou Instagram seulement, soit deux fois plus que la moyenne du relevé.
Vos concurrents ont-ils un site ?
Cherchez votre famille dans le tableau : la colonne « site propre » donne la part de vos confrères du relevé qui en affichent un. Plus elle est haute, plus l’absence du vôtre se remarque. Plus elle est basse, plus un site simple et à jour vous distingue.
Les entreprises qui ont beaucoup d’avis ont-elles plus souvent un site ?
Oui, et l’écart est régulier. Plus une fiche compte d’avis Google, plus elle affiche souvent un site propre.
| Nombre d’avis sur la fiche | Fiches | Site propre | Aucun lien |
|---|---|---|---|
| Aucun avis | 10 046 | 33 % | 62 % |
| 1 à 9 avis | 13 981 | 44 % | 47 % |
| 10 à 49 avis | 13 105 | 55 % | 31 % |
| 50 à 199 avis | 6 897 | 63 % | 25 % |
| 200 avis et plus | 2 906 | 70 % | 21 % |
Source : relevé Google Maps Devmiweb. Les colonnes réseau social et plateforme ne sont pas reproduites, d’où des totaux inférieurs à 100.
Le nombre médian d’avis est de 15 pour les fiches qui affichent un site propre, contre 3 pour celles qui n’affichent aucun lien. Attention à l’interprétation : ce lien ne prouve pas qu’un site attire des avis. Une entreprise installée depuis longtemps, avec beaucoup de clients, a simplement plus de chances d’avoir à la fois un site et des avis. Le relevé montre une association, pas une cause.
Google indique de son côté, dans sa page d’aide sur le classement local, que les résultats de proximité reposent principalement sur la pertinence, la distance et la proéminence, c’est-à-dire la notoriété de l’établissement. Le nombre d’avis et le nombre de sites qui renvoient vers l’établissement font partie des signaux de proéminence cités. Notre article sur la façon d’obtenir des avis Google et d’y répondre détaille la démarche.
Les écarts sont-ils les mêmes partout dans le département ?
Non. Sur la seule commune de Nice (10 359 fiches), 53 % des fiches affichent un site propre et 36 % aucun lien, d’après notre relevé. À l’est, entre Villefranche-sur-Mer et Menton, la proportion s’inverse presque : 41 % de sites propres et 50 % de fiches sans lien selon les mêmes données. L’ouest du littoral, de Cagnes à Mandelieu, se situe entre les deux.
Ces écarts restent à prendre avec prudence. La composition des métiers n’est pas la même d’une zone à l’autre, et nos recherches n’ont pas couvert chaque commune avec la même intensité.
Combien de sites affichés sur Google Maps ne fonctionnent plus ?
Un lien affiché ne veut pas dire un site qui fonctionne. Lors d’un premier passage automatique, une partie des sites n’a renvoyé aucune page. Le 7 octobre 2026, nous avons revérifié individuellement 821 de ces sites « injoignables », appartenant à des entreprises en activité (au moins 10 avis, une note d’au moins 4 sur 5 et un téléphone, hors professions de santé) : requête directe, puis vrai navigateur pour une partie des cas douteux.
D’après nos fichiers, ces 821 sites sont tirés du fichier de départ, enseignes comprises, et pas seulement des 46 935 fiches retenues plus haut.
| Résultat de la vérification | Sites |
|---|---|
| Vraiment cassé, visible par un client | 279 |
| Refuse les robots (protection anti-robots), sans panne constatée | 287 |
| Fonctionne normalement (lenteur passagère, contenu chargé en JavaScript, lien de fiche périmé mais accueil en ligne) | 255 |
| Total vérifié | 821 |
Source : vérification Devmiweb du 7 octobre 2026, sur les sites jugés injoignables par un premier passage automatique.
Environ un tiers seulement était donc réellement cassé (279 sur 821), d’après cette vérification.
Si l’on s’en tient aux 547 sites qui appartiennent aux 46 935 fiches retenues, 245 étaient cassés selon la même vérification, soit 45 %. Un autre tiers des 821 sites avait une protection anti-robots, qui bloque les outils automatiques mais laisse en principe passer les visiteurs. La leçon vaut pour toute étude du même type : un test automatique surestime fortement le nombre de sites en panne.
Quelles pannes reviennent le plus ?
Parmi les 279 sites vraiment cassés, voici les causes relevées :
- Nom de domaine inexistant ou expiré : 133 sites. C’est de loin le cas le plus courant.
- Page d’accueil introuvable : 63 sites, qui affichent une erreur à la place de l’accueil.
- Certificat de sécurité invalide : 32 sites, pour lesquels le navigateur affiche une alerte avant d’ouvrir la page.
- Serveur qui ne répond pas : 22 sites.
- Erreur du serveur : 20 sites.
- Page vide : 9 sites.
La vérification date du 7 octobre 2026 : certains de ces sites ont pu être réparés depuis.
Quelles sont les limites de cette étude ?
Elles changent la lecture des chiffres :
- Ce n’est pas un recensement. L’échantillon dépend de nos recherches, et les entreprises sans fiche Google Maps n’y figurent pas.
- Le lien « site web » est celui de la fiche. Une entreprise peut avoir un site sans l’avoir ajouté à sa fiche, et notre outil de relevé a pu manquer certains liens. La part « sans site » est donc plutôt une estimation haute.
- Les familles de métiers sont construites par mots-clés à partir des catégories Google, ce qui laisse une petite marge d’erreur de classement.
- Le filtre des enseignes est prudent mais imparfait. Un petit réseau local peut être resté dans l’échantillon, et un indépendant au nom proche d’une marque peut en avoir été retiré.
- La qualité des sites n’est pas mesurée. Avoir un site ne dit rien de sa clarté, de sa vitesse ou de sa visibilité.
Comment citer cette étude ?
Vous pouvez reprendre ces chiffres en citant : « Devmiweb, relevé de 46 935 fiches Google Maps d’entreprises des Alpes-Maritimes, consolidé le 5 juin 2026 », avec un lien vers cette page. Pour les pannes, précisez « vérification du 7 octobre 2026 ».
Que vérifier sur votre fiche Google et votre site ?
Trois contrôles simples montrent ce que voit un client qui vous trouve sur Google Maps :
- Le lien de votre fiche : cliquez dessus depuis un téléphone. Vérifiez qu’il mène bien à votre site, sans alerte de sécurité, et pas vers une ancienne adresse.
- La date d’expiration de votre nom de domaine : c’est la première cause de panne relevée. Demandez-la à votre prestataire ou consultez votre espace client.
- Les informations de base : horaires, téléphone, adresse et catégorie, qui comptent autant que le lien. Notre guide pour optimiser sa fiche Google reprend ces points un par un.
Pour savoir s’il faut passer d’une page Facebook à un vrai site, lisez notre article sur l’utilité d’un site vitrine. Et si vous préférez qu’on s’en charge, notre offre de site vitrine décrit ce qui est compris.
Questions fréquentes
Combien d'entreprises des Alpes-Maritimes n'ont pas de site internet ?
Personne ne le sait exactement, car aucun recensement ne mesure ce point. Dans notre relevé de 46 935 fiches Google Maps d'entreprises indépendantes du département, la moitié environ n'affiche aucun site propre : quatre fiches sur dix n'ont aucun lien, et les autres renvoient vers un réseau social ou une plateforme. Ce chiffre vaut pour notre échantillon, construit à partir de recherches par métier et par commune, et il est plutôt une estimation haute, car certaines entreprises ont un site sans l'avoir ajouté à leur fiche.
Une page Facebook peut-elle remplacer un site internet ?
Pour certains commerces, une page Facebook ou Instagram suffit à montrer l'activité au quotidien, et c'est le choix d'une petite partie des fiches de notre relevé, surtout dans la restauration et la coiffure. Elle a toutefois des limites : vous ne maîtrisez ni sa présentation ni son avenir, elle est mal adaptée aux pages de services détaillées, et une partie du contenu n'est visible qu'aux personnes connectées. Beaucoup d'entreprises gardent leur réseau social et ajoutent un site simple qui présente les services, les tarifs et le moyen de les contacter.
Pourquoi un site affiché sur Google Maps ne fonctionne-t-il plus ?
Dans notre vérification de 279 sites réellement cassés, la cause la plus fréquente était un nom de domaine inexistant ou expiré, souvent un renouvellement oublié. Viennent ensuite les pages d'accueil introuvables, les certificats de sécurité invalides, qui déclenchent une alerte dans le navigateur, et les serveurs qui ne répondent plus. La plupart de ces pannes se règlent en renouvelant le domaine, en réinstallant le certificat ou en remettant le site chez un hébergeur actif, à condition de retrouver les accès.
Avoir un site aide-t-il à obtenir plus d'avis Google ?
Notre relevé montre que les fiches les plus commentées ont plus souvent un site : sept fiches sur dix parmi celles qui ont au moins 200 avis, contre une sur trois parmi celles qui n'en ont aucun. Mais cela ne prouve pas que le site fasse venir les avis. Une entreprise ancienne, avec beaucoup de clients, a simplement plus de chances d'avoir les deux. Pour obtenir des avis, le plus efficace reste de les demander à vos clients satisfaits, au bon moment, avec un lien direct vers votre fiche.
Comment avez-vous évité de compter les grandes enseignes ?
Nous avons retiré les fiches dont le nom ou le site correspond à une enseigne, une franchise ou un réseau connu, celles dont le site est partagé par au moins quatre fiches, celles dont l'adresse e-mail suit le modèle des agences de réseau, et les institutions comme les mairies. Au total, 4 994 fiches ont été écartées pour ces raisons. Le filtre est volontairement prudent, mais il reste imparfait : un petit réseau local a pu rester dans l'échantillon, et un indépendant au nom proche d'une marque a pu en être retiré.
Faut-il créer son site soi-même ou passer par un professionnel ?
Les deux fonctionnent pour un site vitrine simple. Un outil en ligne coûte peu au départ mais demande du temps, et c'est à vous de suivre le nom de domaine, le certificat de sécurité et les mises à jour. Un professionnel coûte plus cher mais prend ces points en charge. Dans notre vérification, la première cause de panne était un nom de domaine expiré : quel que soit votre choix, notez qui renouvelle le domaine et à quelle date. Pour estimer le budget, notre article sur le coût d'un site internet détaille les postes de dépense.


